Outil d’identification génétique des sous-espèces d’abeilles domestiques européennes

Les abeilles mellifères (Apis mellifera) présentent des variations considérables dans leur zone de distribution biogéographique et sont composées d’au moins 30 sous-espèces appartenant à différentes lignées évolutives. L’Europe héberge une grande partie de cette diversité avec de nombreuses sous-espèces endémiques représentant quatre de ces lignées évolutives, à savoir la lignée africaine (A), la lignée d’Europe centrale et orientale (C), la lignée d’Europe occidentale et septentrionale (M) et la lignée du Proche-Orient et d’Asie centrale (O). Cependant, l’activité humaine a progressivement réduit à la fois la diversité génétique et la zone de distribution naturelle de certaines abeilles européennes. L’une des craintes liées au commerce et à l’importation de reines à grande échelle, ainsi qu’à la transhumance sur de longues distances, est que les populations d’abeilles domestiques indigènes adaptées à l’environnement soient réduites ou perdues en raison de leur remplacement par des abeilles non indigènes ou simplement par hybridation. Il a été démontré que les abeilles mellifères adaptées localement ont une meilleure capacité de survie. La promotion de l’élevage d’abeilles locales est donc une étape importante vers la durabilité des abeilles à long terme.

Journées d’automne ERBEL 2021

Les 19, 20 et 21 novembre aura lieu la rencontre annuelle autour de la génétique et de la sélection, cette année en présentiel au siège de l’association, à Zaldibia (Gipuzkoa).

Première découverte d’une zone de congrégation d’Apis mellifera iberiensis

La stratégie de reproduction de l’abeille mellifère est fascinante. La reine est la seule femelle fécondée qui produit toute la descendance de la colonie. Pendant la saison d’essaimage, lorsque les conditions de la colonie et du terrain sont favorables, la colonie produit quelques dizaines de nouvelles reines, qui permettront à la famille de se diviser en deux, trois ou même quatre essaims.

Sélection d’abeilles résistantes au varroa

1.5.1

L’un des principaux problèmes frappant l’apiculture est dû à l’acarien Varroa destructor et aux virus qu’il transmet : espérance de vie écourtée des abeilles parasitées, diminution de la capacité de butinage de la colonie, augmentation de la mortalité des butineuses, le tout débouchant sur un stress nutritionnel qui bloque le remplacement normal des plus âgées par des abeilles plus jeunes et bien alimentées. Cela provoque, à terme, une diminution de la population puis l’effondrement de la colonie.

Résultats des analyses génétiques à la station d’accouplement

Pour la reproduction de l’espèce Apis mellifera, les mâles ou faux bourdons se rassemblent dans les zones de congrégation des faux bourdons (Drone Congregation Areas, DCA), où ils s’accouplent en plein vol avec les reines vierges. L’emplacement de la plupart des DCA reste inconnue. Les faux bourdons constituant une DCA viennent en général des stations proches ; on pense qu’il faut quelques 15 000 faux bourdons pour stabiliser une DCA. Les reines, quant à elles, se rendent sur des DCA plus éloignées de leur rucher d’origine, afin d’éviter de s’accoupler avec leurs frères. Le mécanisme de l’accouplement des abeilles est donc conçu pour éviter la consanguinité et pour augmenter la variabilité génétique.

Journées d’automne ERBEL 2020

Suite au succès remporté l’an dernier lors des journées d’automne, nous avons prévu d’organiser une série de conférences sur la génétique et la sélection apicole. Cette année cependant, suite à la situation liée au COVID-19, il s’agira de journées en ligne. Les dates choisies sont les 21 et 28 novembre.

Analyses génétiques et validation de la Station d’Accouplement

Les premiers échantillons d’ouvrières (54) et de faux bourdons (42) ont été envoyés à Eurofins Genomics (Danemark) pour procéder à l’analyse génétique. Dans le cas des ouvrières, c’est le thorax qui constitue l’échantillon et, dans celui des faux bourdons, ce sont les antennes.

Projet ERBELGEN

Le contrôle des accouplements figure parmi les principales étapes d’un programme d’amélioration. En effet, un programme d’élevage sérieux et digne de ce nom doit pouvoir, après sélection de la meilleure parentèle sur la base de critères génétiques, féconder les reines vierges avec les faux bourdons, les deux catégories étant issues des meilleures mères. L’insémination instrumentale et les stations d’accouplement sont au nombre des méthodes utilisées par ERBEL pour exercer ce contrôle. Récemment, pour effectuer un contrôle naturel de la fécondation offrant des garanties génétiques, le projet ERBELGEN a été lancé.

Stage de Formation Intégrale

Grâce au programme d’amélioration, nous souhaitons sélectionner des abeilles vigoureuses et résistantes, douces et bonnes productrices de miel. Dans un tel but, les membres d’ERBEL effectuent des essais et suivent les reines distribuées pour obtenir des données de rendement. Ces données sont ensuite traitées selon des méthodes statistiques par l’institut allemand LIB (Beebreed). Et c’est sur la base des résultats génétiques des reines transmis par l’institut que nous réalisons la sélection.