Sélection d’abeilles résistantes au varroa

1.5.1

L’un des principaux problèmes frappant l’apiculture est dû à l’acarien Varroa destructor et aux virus qu’il transmet : espérance de vie écourtée des abeilles parasitées, diminution de la capacité de butinage de la colonie, augmentation de la mortalité des butineuses, le tout débouchant sur un stress nutritionnel qui bloque le remplacement normal des plus âgées par des abeilles plus jeunes et bien alimentées. Cela provoque, à terme, une diminution de la population puis l’effondrement de la colonie.

Résultats des analyses génétiques à la station d’accouplement

Pour la reproduction de l’espèce Apis mellifera, les mâles ou faux bourdons se rassemblent dans les zones de congrégation des faux bourdons (Drone Congregation Areas, DCA), où ils s’accouplent en plein vol avec les reines vierges. L’emplacement de la plupart des DCA reste inconnue. Les faux bourdons constituant une DCA viennent en général des stations proches ; on pense qu’il faut quelques 15 000 faux bourdons pour stabiliser une DCA. Les reines, quant à elles, se rendent sur des DCA plus éloignées de leur rucher d’origine, afin d’éviter de s’accoupler avec leurs frères. Le mécanisme de l’accouplement des abeilles est donc conçu pour éviter la consanguinité et pour augmenter la variabilité génétique.

Journées d’automne ERBEL 2020

Suite au succès remporté l’an dernier lors des journées d’automne, nous avons prévu d’organiser une série de conférences sur la génétique et la sélection apicole. Cette année cependant, suite à la situation liée au COVID-19, il s’agira de journées en ligne. Les dates choisies sont les 21 et 28 novembre.

Analyses génétiques et validation de la Station d’Accouplement

Les premiers échantillons d’ouvrières (54) et de faux bourdons (42) ont été envoyés à Eurofins Genomics (Danemark) pour procéder à l’analyse génétique. Dans le cas des ouvrières, c’est le thorax qui constitue l’échantillon et, dans celui des faux bourdons, ce sont les antennes.

Projet ERBELGEN

Le contrôle des accouplements figure parmi les principales étapes d’un programme d’amélioration. En effet, un programme d’élevage sérieux et digne de ce nom doit pouvoir, après sélection de la meilleure parentèle sur la base de critères génétiques, féconder les reines vierges avec les faux bourdons, les deux catégories étant issues des meilleures mères. L’insémination instrumentale et les stations d’accouplement sont au nombre des méthodes utilisées par ERBEL pour exercer ce contrôle. Récemment, pour effectuer un contrôle naturel de la fécondation offrant des garanties génétiques, le projet ERBELGEN a été lancé.

Stage de Formation Intégrale

Grâce au programme d’amélioration, nous souhaitons sélectionner des abeilles vigoureuses et résistantes, douces et bonnes productrices de miel. Dans un tel but, les membres d’ERBEL effectuent des essais et suivent les reines distribuées pour obtenir des données de rendement. Ces données sont ensuite traitées selon des méthodes statistiques par l’institut allemand LIB (Beebreed). Et c’est sur la base des résultats génétiques des reines transmis par l’institut que nous réalisons la sélection.

Journées d’automne de l’ERBEL

Le 23, journée ouverte au public, Andone Estonba, professeur de génétique à l’UPV / EHU, Gilles Fert, apiculteur professionnel et éleveur et Mikela Untsain, apiculteur professionnel, interviendront en tant qu’orateurs. Le même jour, le travail effectué par ERBEL et son programme d’amélioration génétique seront également présentés. Enfin, tous les orateurs organiseront une table ronde sur les questions de sélection et d’apiculture.